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Organisation28/07/20266 min de lecture
Trois tableurs et une déclaration
Pourquoi les comptes d'un auteur autoédité résistent aux outils de gestion classiques, et ce qu'il faut tenir pour s'en sortir.
Un commerçant vend des produits qu'il achète. Un auteur autoédité fait quatre métiers à la fois, et chacun a sa comptabilité.
- Les redevances de plateforme : vous n'achetez rien, le distributeur imprime, prélève et reverse. Le montant reçu est déjà net, et lui retirer un coût d'impression le compterait deux fois.
- Les exemplaires que vous achetez et revendez : vous payez un tirage, vous encaissez un prix. C'est le seul endroit où un coût d'impression a un sens.
- Les dépôts en librairie : rien n'est vendu tant que le libraire n'a pas écoulé. Les exemplaires sont sortis de chez vous sans être devenus une recette.
- Les salons : une recette immédiate, souvent en espèces, contre des frais engagés des mois plus tôt.
Un tableur unique force à choisir une seule logique pour les quatre, et se trompe donc sur trois. C'est pour cela qu'on finit avec trois onglets, puis trois fichiers, puis une soirée de décembre passée à tout recoller.
Ce qu'il faut tenir, au minimum
- 1Chaque recette, avec sa date de vente, sa date de versement et son canal. Sans le canal, impossible de savoir si le montant est déjà net.
- 2Chaque facture d'imprimeur, avec son montant total et le nombre d'exemplaires. C'est ce qui permettra de connaître une marge.
- 3Chaque mouvement d'exemplaires : reçu, emporté, déposé, vendu, repris. Le stock se déduit de cette liste, il ne se compte pas.
- 4Votre voie de déclaration, décidée une fois, parce qu'elle commande toute l'assiette.
Voyez ce que ça donne sur vos chiffres
Trente minutes, votre situation, et une réponse franche.